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Histoire de la poste

Monday, January 29th, 2007
L’histoire de la Poste commence probablement avec le roi perse Cyrus qui, d’après Xénophon et Hérodote, avait installé vers 500 av. J-C des relais de chevaux sur les routes de son vaste empire. Une organisation semblable aurait existé en Chine à la même époque.

Plus près de nous, l’empereur Auguste crée pour tout le territoire romain, au Ier siècle av. J-C, le cursus publicus. La course publique consistait en un réseau de relais et d’hôtelleries qui permettait d’acheminer promptement les messages par des courriers.

Avec les invasions barbares, les postes entrent au Moyen-Age dans un long sommeil dont le roi Louis XI les tirera à la fin du XVème siècle.

Le Moyen-Age est le temps des messageries particulières, celles des grands du royaume, des corps organisés comme les villes, les communautés religieuses ou les universités. Le souverain avait ses propres courriers. On les appelait les chevaucheurs de l’écurie du roi. Ils ne transportaient que la seule correspondance du monarque. Les moines attachés au service des abbayes utilisaient les services d’un porte-rouleau. Celui-ci transportait d’abbaye en abbaye une longue bande de parchemin qui s’allongeait au cours du voyage d’accusés de réception. Les rotula annonçaient le décès d’un membre de la communauté. Certains rouleaux atteignaient 16 m de longueur.

Depuis au moins le XIIIème siècle, les universités avaient un service de messagerie utilisé par les étudiants et leurs familles. on distinguait les grands messagers, sortes de parrains qui subvenaient aux besoins des étudiants, des petits messagers qui eux se déplaçaient et apportaient des nouvelles aux familles. Ces petits messagers furent autorisés à se charger de la correspondance des particuliers. Ils dominèrent le commerce des lettres jusqu’à l’apparition de la poste aux lettres au début du XVIIème siècle.

En 1576, Henri III créa des messagers royaux, spécialisés dans le transport des sacs de procédure résultant de l’activité des tribunaux. Ces messages royaux, à ne pas confondre avec les messagers du roi attachés à son service personnel, acheminaient également les lettres des particuliers.

Il existait aussi des piétons et messagers employés par les villes. Les règlements édictés par la monarchie limitaient les droits de chacun, tant messagers de l’université que royaux ou autres usagers de la route. Mais les conflits nés de la concurrence de ces entreprises entre elles demeuraient nombreux. L’apparition de la poste aux lettres au début du XVIIème siècle ne fera qu’aviver les rivalités.

On appelle ’poste aux lettres’ cette administration dirigée par le surintendant général des postes qui comprend les directeurs des bureaux de poste et les courriers qui acheminent les dépêches d’un bureau à l’autre. Les directeurs encaissent le prix de la lettre qu’ils réclament au destinataire. Les courriers utilisent les relais de la poste aux chevaux, organisation qu’avait ressuscitée Louis XI vers 1477. Eux seuls -les courriers- parcourent toute la ligne et changent de chevaux à chaque relais. Ils sont accompagnés d’un postillon chargé de les guider jusqu’au relais suivant et de ramener les chevaux ’à vide’ à leur relais d’origine.

l’époque de Louis XI, les relais de poste étaient distants de 7 lieues soit 28 km, d’où les fameuses bottes de 7 lieues qui inspirèrent Charles Perrault. Ces lourdes bottes chaussées par le postillon frappaient la curiosité des voyageurs étrangers.

Au XVIIIème siècle, la distance moyenne entre 2 relais est de 16 kilomètres. Une lettre expédiée de Paris met 2 jours et 8 heures pour atteindre Lyon, un peu plus de 4 jours pour Marseille. On comptait à cette époque environ 1400 relais de poste. Ceux-ci étaient la propriété des maîtres de poste, presque tous cultivateurs, qui louaient des chevaux aux courriers mais aussi aux voyageurs pressés. Seuls ils avaient le privilège de faire galoper leurs chevaux, d’où l’expression ’aller en poste’ qui signifie ’aller au galop’. Les messagers quant à eux ne pouvaient aller qu’au pas ou au trot et ne voyageaient que de jour contrairement aux courriers de la poste aux lettres qui voyageaient également de nuit et avaient priorité de passage sur la route.

En 1672, Louvois, alors surintendant général des postes, crée la ferme générale des postes. Jusqu’alors exploitées par des maîtres des courriers, sortes de directeurs régionaux, les postes sont désormais gérées par un seul individu : le fermier des postes. En réalité, le fermier des postes était l’homme de paille de puissantes compagnies de financiers qui se succéderont à la tête de l’administration jusqu’à la Révolution.

Moyennant finance, le fermier achetait au roi le droit exclusif d’exploiter les postes et d’en percevoir les revenus. Les cautions de la ferme des postes b’tirent ainsi des fortunes considérables sur le produit des lettres, tandis que le roi ne pouvait compter que sur le prix du bail qu’il tentait d’augmenter à chaque renouvellement. La ferme des postes qui détient le monopole rachète alors les messageries royales et celles de l’université. La ferme des postes avait porté tous ses efforts sur l’acheminement des lettres et l’encaissement des taxes mais ne s’était guère préoccupée de distribution. Elle ne s’intéressait pas davantage aux lettres nées dans la ville et à distribuer dans la ville jusqu’au jour où Piarron de Chamousset, un philanthrope, eut l’idée de créer en 1760 à Paris une petite poste, c’est-à-dire un service de collecte et de distribution du courrier urbain. Le facteur de ville était né.

A Paris, 200 facteurs agitaient leur claquoir pour avertir de leur passage et assuraient 3 distributions par jour. Constatant les profits que Chamousset tirait de la petite poste, la ferme agrégea l’invention de son initiateur à la grande poste en 1780. A la Révolution, la ferme est supprimée, les postes sont mises en régie et administrées directement par l’Etat. La tourmente révolutionnaire engendre des troubles dans le service des postes : les directeurs des postes sont désormais élus ; les villes portant dans leur nom un rappel de la royauté ou de la religion sont débaptisées : Bourg-la-Reine devient Bourg-Egalité, Saint-Malo devient Port-Malo. On condamne avec force la violation du secret de la correspondance ’l’une des plus inf’mes inventions du despotisme’ dira le comte de Clermont-Tonnerre.

La Révolution est aussi l’époque où apparurent les malles-poste dans lesquelles des voyageurs fortunés et pressés pouvaient prendre place au côté du courrier. Avec l’utilisation de la vapeur, la Poste va accélérer l’acheminement des dépêches. Dix paquebots-poste à vapeur parcourent la Méditerranée en 1835. En 1845, un wagon-poste est mis en service sur la ligne Paris-Rouen. Il sera le premier d’une succession de nombreux modèles de bureaux ambulants. En 1873, lorsque la poste aux chevaux disparaît au profit du transport par chemin de fer, il existait 54 lignes, puis en 1914, 175 lignes.

Avec le XIXème siècle commence l’ère des réformes. A partir de 1830, les campagnes jusque là négligées, reçoivent la visite du facteur. C’est en 1849 qu’est émis le premier timbre-poste à l’effigie de Cérès, déesse des moissons, à laquelle succédera le profil de Napoléon III en 1852. Désormais, le prix de la lettre varie en fonction du poids et non plus de la distance. Le nombre des lettres expédiées double de 1848 à 1859.

La guerre de 1870 et le siège de la capitale qui isole les Parisiens de la province vont obliger ceux-ci à trouver des moyens de communiquer. On utilise alors des ballons-montés. Près de 11 tonnes de courrier seront ainsi acheminées par la voie des airs au moyen de 65 ballons. Des pigeons également apporteront à Paris des nouvelles de la province gr’ce aux milliers de dépêches microfilmées que l’on fixera à leur queue. Projetées sur un écran par un appareil muni d’une lentille grossissante, les lettres étaient retranscrites sur papier et remises à leurs destinataires.

Des boules de zinc, étanches, jetées à la Seine devaient également transporter des lettres. Elles devaient être récupérées dans un filet tendu en travers du fleuve. Mais aucune n’arriva à destination pendant la durée du siège. L’année 1870 verra une innovation remarquée : la carte postale. Mais il faudra attendre 1889 pour voir les premières cartes postales illustrées.

En 1879, l’Administration des Télégraphes jusqu’alors sous tutelle du ministre de l’Intérieur, fusionne avec celles des postes. Depuis le télégraphe aérien des frères Chappe né sous la Révolution, des progrès prodigieux ont été accomplis dans le domaine des télécommunications.

Dans les années 1840, le télégraphe électrique vient remplacer le télégraphe optique. Devant l’accroissement du trafic télégraphique, l’Administration des postes créé à Paris un réseau de transport souterrain : c’est le pneumatique inauguré à Paris en 1866. Des boîtes cylindriques propulsées par injection d’air parcourent des tubes disposés dans les égouts.

Dans les années 1880, l’Administration des postes et télégraphes développe le réseau téléphonique et étend ses activités. Elle gère, à partir de 1881, la Caisse nationale d’Epargne et en 1918 les chèques postaux sont créés.

Le XXème siècle s’ouvre sur l’aventure aérienne. En 1911, le pilote français Henri Péquet s’envole au-dessus du Gange, en Inde, avec 15 kg de courrier. On retiendra surtout les noms de Mermoz, qui a traversé l’Atlantique sud en 1930, celui de Saint-Exupéry, celui encore de Guillaumet, et on n’oubliera pas tous ces pionniers de l’aéropostale qui ont laissé leur vie afin d’acheminer le courrier coûte que coûte.

Depuis plus de 4 siècles, la Poste n’a cessé d’adapter ses structures aux besoins de la communication.

Les Onze Mille Verges ou les Amours d’un Hospodar, Guillaume Apollinaire

Friday, January 26th, 2007

I

Bucarest est une belle ville où il semble que viennent se mêler l’Orient et l’Occident. On est encore en Europe si l’on prend garde seulement à la situation géographique ; mais on est déjà en Asie si l’on s’en rapporte à certaines mœurs du pays, aux Turcs, aux Serbes et autres races macédoniennes dont on aperçoit dans les rues de pittoresques spécimens. Pourtant c’est un pays latin, les soldats romains qui colonisèrent le pays avaient sans doute la pensée constamment tournée vers Rome, alors capitale du monde et chef lieu de toutes les élégances. Cette nostalgie occidentale s’est transmise à leurs descendants : les Roumains pensent sans cesse à une ville où le luxe est naturel, où la vie est joyeuse. Mais Rome est déchue de sa splendeur, la reine des cités a cédé sa couronne à Paris et quoi d’étonnant que, par un phénomène atavique, la pensée des Roumains soit toujours tournée vers Paris, qui a si bien remplacé Rome à la tête de l’univers !

De même que les autres Roumains, le beau prince Vibescu songeait à Paris, la Ville-lumière, où les femmes, toutes belles, ont toutes aussi la cuisse légère. Lorsqu’il était encore au collège de Bucarest, il lui suffisait de penser à une Parisienne, à la Parisienne, pour bander et être obligé de se branler lentement, avec béatitude. Plus tard, il avait déchargé dans maints cons et culs de délicieuses Roumaines. Mais il le sentait bien, il lui fallait une Parisienne.

Mony Vibescu était d’une famille très riche. Son arrière grand-père avait été hospodar, ce qui équivaut au titre de sous préfet en France. Mais cette dignité était transmise de nom à la famille, et le grand-père et le père de Mony avaient chacun porté le titre de hospodar. Mony Vibescu avait dû également porter ce titre en l’honneur de son aïeul.

Mais il avait lu assez de Romans français pour savoir se moquer des sous préfets : « Voyons, disait-il, n’est-ce pas ridicule de se faire dire sous préfet parce que votre aïeul l’a été ? C’est grotesque, tout simplement ! » Et pour être moins grotesque, il avait remplacé le titre d’hospodar sous-préfet par celui de prince. « Voilà, s’écriait-il, un titre qui peut se transmettre par voie d’hérédité. Hospodar, c’est une fonction administrative, mais il est juste que ceux qui se sont distingués dans l’administration aient le droit de porter un titre. Je m’anoblis. Au fond, je suis un ancêtre. Mes enfants et mes petits enfants m’en sauront gré. »

Le prince Vibescu était fort lié avec le vice-consul de Serbie : Brandi Fornoski qui, disait-on par la ville, enculait volontiers le charmant Mony. Un jour, le prince s’habilla correctement et se dirigea vers le vice-consulat de Serbie. Dans la rue, tous le regardaient et les femmes le dévisageaient en se disant :« comme il a l’air parisien ! »

En effet, le prince Vibescu marchait comme on croit à Bucarest que marchent les Parisiens, c’est à dire à tout petits pas pressés et en tortillant le cul. C’est charmant ! et lorsqu’un homme marche ainsi à Bucarest, pas une femme ne lui résiste, fût-elle l’épouse du Premier ministre.

Arrivé devant la porte du vice consulat de Serbie, Mony pissa longuement contre la façade, puis il sonna. Un Albanais vêtu d’une fustanelle blanche vint lui ouvrir. Rapidement, le prince Vibescu monta au premier étage. Le vice-consul Brandi Fornoski était tout nu dans son salon. Couché sur un sofa moelleux, il bandait ferme ; près de lui se tenait Mira, une brune monténégrine qui lui chatouillait les couilles. Elle était nue également et, comme elle était penchée, sa position faisait ressortir un beau cul bien rebondi, brun et duveté, dont la fine peau était tendue à craquer. Entre les deux fesses s’allongeait la raie bien fendue et poilue de brun, on apercevait le trou prohibé rond comme une pastille. Au-dessous, les deux cuisses, nerveuses et longues, s’allongeaient, et comme sa position forçait Mira à les écarter, on pouvait voir le con, gras, épais, bien fendu et ombragé d’une épaisse crinière toute noire. Elle ne se dérangea pas lorsque Mony entra. Dans un autre coin, sur une chaise longue, deux jolies filles au gros cul se gougnottaient en poussant des petits « Ah » de volupté. Mony se débarrassa rapidement de ses vêtements, puis le vit en l’air, bien bandant, il se précipita sur les deux gougnottes en essayant de les séparer. Mais ses mains glissaient sur leurs corps moites et polis qui se lovaient comme des serpents. Alors voyant qu’elles écumaient de volupté, et furieux de ne pouvoir la partager, il se mit à claquer de sa main ouverte le gros cul blanc qui se tenait à sa portée. Comme cela semblait exciter considérablement la porteuse de ce gros cul, il se mit à taper de toutes ses forces, si bien que la douleur l’emportant sur la volupté, la jolie fille dont il avait rendu rose le joli cul blanc, se releva en colère en disant :

— Salaud, prince des enculés, ne nous dérange pas, nous ne voulons pas de ton gros vit. Va donner ce sucre d’orge à Mira. Laisse nous nous aimer, N’est ce pas Zulmé ?

— Oui ! Toné ! répondit l’autre jeune fille.

Le prince brandit son énorme vit en criant :

— Comment, jeunes salaudes, encore et toujours à vous passer la main dans le derrière ! Puis saisissant l’une d’entre elles, il voulut l’embrasser sur la bouche. C’était Toné, une jolie brune dont le corps tout blanc avait aux bons endroits, de jolis grains de beauté qui en rehaussaient la blancheur ; son visage était blanc également, et un grain de beauté sur la joue gauche rendait très piquante la mine de cette gracieuse fille. Sa poitrine était ornée de deux superbes tétons durs comme du marbre, veinés de bleu, surmontés de fraises rose tendre et dont celui de droite était joliment taché d’un grain de beauté placé là comme une mouche, une mouche assassine.

Mony Vibescu en la saisissant avait passé les mains sous son gros cul qui semblait un beau melon qui aurait poussé au soleil de minuit tant il était blanc et plein. Chacune de ses fesses semblait avoir été taillée dans un bloc de carrare sans défaut et les cuisses qui descendaient en dessous étaient rondes comme les colonnes d’un temple grec. Mais quelle différence ! Les cuisses étaient tièdes et les fesses étaient froides, ce qui est un signe de bonne santé. La fessée les avait rendues un peu roses, si bien qu’on eût dit de ces fesses qu’elles étaient faites de crème mêlée de framboises. Cette vue excitait à la limite de l’excitation le pauvre Vibescu. Sa bouche suçait tour à tour les tétons fermes de Toné ou bien se posant sur la gorge ou sur l’épaule y laissait des suçons. Ses mains tenaient fermement ce gros cul ferme comme une pastèque dure et pulpeuse. Il palpait ces fesses royales et avait insinué l’index dans un trou du cul d’une étroitesse à ravir. Sa grosse pine qui bandait de plus en plus venait battre en brèche un charmant con de corail surmonté d’une toison d’un noir luisant. Elle lui criait en roumain : « Non, tu ne me le mettras pas ! » et en même temps elle gigotait de ses jolies cuisses rondes et potelées. Le gros vit de Mony avait déjà de sa tête rouge et enflammée touché le réduit humide de Toné. Celle-ci se dégagea encore, mais en faisant ce mouvement elle lâcha un pet, non pas un pet vulgaire mais un pet au son cristallin qui provoqua chez elle un rire violent et nerveux. Sa résistance se relâcha, ses cuisses s’ouvrirent et le gros engin de Mony avait déjà caché sa tête dans le réduit lorsque Zulmé, l’amie de Toné et sa partenaire de gougnottage, se saisit brusquement des couilles de Mony et, les pressant dans sa petite main, lui causa une telle douleur que le vit fumant ressortit de son domicile au grand désappointement de Toné qui commençait déjà à remuer son gros cul sous sa fine taille.

Zulmé était une blonde dont l’épaisse chevelure lui tombait jusqu’aux talons. Elle était plus petite que Toné, mais sa sveltesse et sa grâce ne lui cédaient en rien. Ses yeux étaient noirs et cernés. Dès qu’elle eût lâché les couilles du prince, celui-ci se jeta sur elle en disant : « Eh bien ! tu vas payer pour Toné. » Puis, happant un joli téton, il commença à en sucer la pointe. Zulmé se tordait. Pour se moquer de Mony elle faisait remuer et onduler son ventre au bas duquel dansait une délicieuse barbe blonde bien frisée. En même temps elle ramenait en haut un joli con qui fendait une belle motte rebondie. Entre les lèvres de ce con rose frétillait un clitoris assez long qui prouvait ses habitudes de tribadisme. Le vit du prince essayait en vain de pénétrer dans ce réduit. Enfin, il empoigna les fesses et allait pénétrer lorsque Toné, fâchée d’avoir été frustrée de la décharge du superbe vit, se mit à chatouiller avec une plume de paon les talons du jeune homme. Il se mit à rire, à se tordre. La plume de paon le chatouillait toujours ; des talons elle était remontée aux cuisses, à l’aine, au vit qui débanda rapidement.

Les deux coquines, Toné et Zulmé, enchantées de leur farce, rirent un bon moment, puis, rouges et essoufflées, elles reprirent leur gougnottage en s’embrassant et se léchant devant le prince penaud et stupéfié. Leurs culs se haussaient en cadence, leurs poils se mêlaient, leurs dents claquaient l’une contre l’autre, les satins de leurs seins fermes et palpitants se froissaient mutuellement. Enfin, tordues et gémissant de volupté, elles se mouillèrent réciproquement, tandis que le prince recommençait à bander. Mais les voyant l’une et l’autre si lasses de leur gougnottage, il se tourna vers Mira qui tripotait toujours le vit du vice-consul. Vibescu s’approcha doucement et faisant passer son beau vit dans les grosses fesses de Mira, il l’insinua dans le con entrouvert et humide de la jeune fille qui, dès qu’elle eût senti la tête du nœud qui la pénétrait, donna un coup de cul qui fit pénétrer complètement l’engin. Puis elle continua ses mouvements désordonnés, tandis que d’une main le prince lui branlait le clitoris et que de l’autre il lui chatouillait les nichons.

Son mouvement de va-et-vient dans le con bien serré semblait causer un vif plaisir à Mira qui le prouvait par des cris de volupté. Le ventre de Vibescu venait frapper contre le cul de Mira et la fraîcheur du cul de Mira causait au prince une aussi agréable sensation que celle causée à la jeune fille par la chaleur de son ventre. Bientôt, les mouvements devinrent plus vifs, plus saccadés, le prince se pressait contre Mira qui haletait en serrant les fesses. Le prince la mordit à l’épaule et la tint comme ça. Elle criait :

— Ah ! c’est bon… reste… plus fort… plus fort… tiens, tiens, prends tout. Donne le moi, ton foutre… Donne-moi tout… Tiens… Tiens !… Tiens !

Et dans une décharge commune ils s’affalèrent et restèrent un moment anéantis. Toné et Zulmé enlacées sur la chaise longue les regardaient en riant. Le vice consul de Serbie avait allumé une mince cigarette de tabac d’Orient. Lorsque Mony se fut relevé, il lui dit :

— Maintenant, cher prince, à mon tour ; j’attendais ton arrivée et c’est tout juste si je me suis fait tripoter le vit par Mira, mais je t’ai réservé la jouissance. Viens, mon joli cœur, mon enculé chéri, viens ! que je te le mette.

Vibescu le regarda un moment puis, crachant sur le vit que lui présentait le vice-consul, il proféra ces paroles :

— J’en ai assez à la fin d’être enculé par toi, toute la ville en parle.

Mais le vice-consul s’était dressé, bandant, et avait saisi un revolver. Il en braqua le canon sur Mony qui, tremblant, lui tendit le derrière en balbutiant :

— Brandi, mon cher Brandi, tu sais que je t’aime, encule-moi, encule-moi.

Brandi en souriant fit pénétrer sa pine dans le trou élastique qui se trouvait entre les deux fesses du prince. Entré là, et tandis que les trois femmes le regardaient, il se démena comme un possédé en jurant :

— Nom de Dieu ! Je jouis, serre le cul, mon joli giton, serre, je jouis. Serre tes jolies fesses. Et les yeux hagards, les mains crispées sur les épaules délicates, il déchargea. Ensuite Mony se lava, se rhabilla et partit en disant qu’il reviendrait après dîner. Mais arrivé chez lui, il écrivit cette lettre :

« Mon cher Brandi,

« J’en ai assez d’être enculé par toi, j’en ai assez des femmes de Bucarest, j’en ai assez de dépenser ici ma fortune avec laquelle je serais si heureux à Paris. Avant deux heures je serai parti. J’espère m’y amuser énormément et je te dis adieu. »

« Mony, prince Vibescu, Hospodar héréditaire. »

Le prince cacheta la lettre, en écrivit une autre à son notaire où il le priait de liquider ses biens et de lui envoyer le tout à Paris dès qu’il saurait son adresse. Mony prit tout l’argent liquide qu’il possédait, soit 50 000 francs, et se dirigea vers la gare. Il mit ses deux lettres à la poste et prit l’Express-Orient pour Paris.

II

— Mademoiselle, je ne vous ai pas plutôt aperçue que, fou d’amour, j’ai senti mes organes génitaux se tendre vers votre beauté souveraine et je me suis trouvé plus échauffé que si j’avais bu un verre de raki.

— Chez qui ? chez qui ?

— Je mets ma fortune et mon amour à vos pieds. Si je vous tenais dans un lit, vingt fois de suite je vous prouverais ma passion. Que les onze mille vierges ou même onze mille verges me châtient si je mens !

— Et comment !

— Mes sentiments ne sont pas mensongers. Je ne parle pas ainsi à toutes les femmes. Je ne suis pas un noceur.

— Et ta sœur !

Cette conversation s’échangeait sur le boulevard Malesherbes, un matin ensoleillé. Le mois de mai faisait renaître la nature et les pierrots parisiens piaillaient d’amour sur les arbres reverdis. Galamment, le prince Mony Vibescu tenait ces propos à une jolie fille svelte qui, vêtue avec élégance, descendait vers la Madeleine. Il la suivait avec peine tant elle marchait vite. Tout à coup, elle se retourna brusquement et éclata de rire :

— Aurez vous bientôt fini ; je n’ai pas le temps maintenant. Je vais voir une amie rue Duphot, mais si vous êtes prêt à entretenir deux femmes enragées de luxe et d’amour, si vous êtes un homme enfin, par la fortune et la puissance copulative, venez avec moi.

Il redressa sa jolie taille en s’écriant :

— Je suis un prince Roumain, hospodar héréditaire.

— Et moi, dit-elle, je suis Culculine d’Ancône, j’ai dix-neuf ans, j’ai déjà vidé les couilles de dix hommes exceptionnels sous le rapport amoureux, et la bourse de quinze millionnaires.

Et, devisant agréablement de diverses choses futiles ou troublantes, le prince et Culculine arrivèrent rue Duphot. Ils montèrent au moyen d’un ascenseur jusqu’au premier étage.

— Le prince Mony Vibescu… Mon amie Alexine Mangetout.

La présentation fut faite très gravement par Culculine dans un boudoir luxueux décoré d’estampes japonaises obscènes.

Les deux amies s’embrassèrent en se passant des langues. Elles étaient grandes toutes deux, mais sans excès.

Culculine était brune, des yeux gris pétillants de malice, et un grain de beauté poilu ornait le bas de sa joue gauche. Son teint était mat, son sang affluait sous la peau, ses joues et son front se ridaient facilement attestant ses préoccupations d’argent et d’amour.

Alexine était blonde, de cette couleur tirant sur la cendre comme on ne la voit qu’à Paris. Sa carnation claire semblait transparente. Cette jolie fille apparaissait, dans son charmant déshabillé rose, aussi délicate et aussi mutine qu’une marquise friponne de l’avant-dernier siècle.

La connaissance fut bientôt nouée, et Alexine, qui avait eu un amant roumain alla chercher sa photographie dans la chambre à coucher. Le prince et Culculine l’y suivirent. Tous deux se précipitèrent sur elle et la déshabillèrent en riant. Son peignoir tomba, la laissant dans une chemise de batiste qui laissait voir un corps charmant, grassouillet, troué de fossettes aux bons endroits.

Mony et Culculine la renversèrent sur le lit et mirent à jour ses beaux tétons roses, gros et durs, dont Mony suça les pointes. Culculine se baissa et, relevant la chemise, découvrit des cuisses rondes et grosses qui se réunissaient sous le chat blond cendré comme les cheveux. Alexine, poussant des petits cris de volupté, ramena sur le lit ses petits pieds qui laissèrent échapper des mules dont le bruit sur le sol fut sec. Les jambes bien écartées, elle haussait le cul sous le léchage de son amie en crispant les mains autour du cou de Mony.

Le résultat ne fut pas long à se produire, ses fesses se serrèrent, ses ruades devinrent plus vives, elle déchargea en disant :

— Salauds, vous m’excitez, il faut me satisfaire !

— Il a promis de le faire vingt fois ! dit Culculine et elle se déshabilla.

Le prince fit comme elle. Ils furent nus en même temps, et tandis qu’Alexine gisait pâmée sur le lit, ils purent admirer leurs corps réciproquement. Le gros cul de Culculine se balançait délicieusement sous une taille très fine et les grosses couilles de Mony se gonflaient sous un énorme vit dont Culculine s’empara.

— Mets le lui, dit-elle, tu me le feras après.

Le prince approcha son membre du con entrouvert d’Alexine qui tressaillit à cette approche :

— Tu me tues ! cria-t-elle. Mais le vit pénétra jusqu’aux couilles et ressortit pour rentrer comme un piston. Culculine monta sur le lit et posa son chat noir sur la bouche d’Alexine, tandis que Mony lui léchait le troufignon. Alexine remuait son cul comme une enragée, elle mit un doigt dans le trou du cul de Mony qui banda plus fort sous cette caresse. Il ramena ses mains sous les fesses d’Alexine qui crispaient avec une force incroyable, serrant dans le con enflammé l’énorme vit qui pouvait à peine y remuer.

Bientôt l’agitation des trois personnages fut extrême, leur respiration devint haletante. Alexine déchargea trois fois, puis ce fut le tour de Culculine qui descendit aussitôt pour venir mordiller les couilles de Mony. Alexine se mit à crier comme une damnée et elle se tordit comme un serpent lorsque Mony lui lâcha dans le ventre son foutre roumain. Culculine l’arracha aussitôt du trou et sa bouche vint prendre la place du vit pour laper le sperme qui en coulait à gros bouillons. Alexine, pendant ce temps, avait pris en bouche le vit de Mony, qu’elle nettoya proprement en le faisant de nouveau bander.

Une minute après le prince se précipita sur Culculine, mais son vit resta à la porte chatouillant le clitoris. Il tenait dans sa bouche un des tétons de la jeune femme. Alexine les caressait tous les deux.

— Mets le moi, criait Culculine, je n’en peux plus.

Mais le vit était toujours au dehors. Elle déchargea deux fois et semblait désespérée lorsque le vit brusquement la pénétra jusqu’à la matrice, alors folle d’excitation et de volupté elle mordit Mony à l’oreille si fort que le morceau lui resta dans la bouche. Elle l’avala en criant de toutes ses forces et remuant le cul magistralement. Cette blessure, dont le sang coulait à flots, sembla exciter Mony car il se mit à remuer plus fort et ne quitta le con de Culculne qu’après y avoir déchargé trois fois, tandis qu’elle-même déchargeait dix fois.

Quand il déconna, tous deux s’aperçurent avec étonnement qu’Alexine avait disparu. Elle revint bientôt avec des produits pharmaceutiques destinés à panser Mony et un énorme fouet de cocher de fiacre.

— Je l’ai acheté cinquante francs, s’écria-t-elle, au cocher de l’urbaine 3269, et il va nous servir à faire rebander le Roumain. Laisse-le se panser l’oreille, ma Culculine, et faisons 69 pour nous exciter.

Pendant qu’il étanchait son sang, Mony assista à ce spectacle émoustillant : tête-bêche, Culculine et Alexine se glottinaient avec entrain. Le gros cul d’Alexine, blanc et potelé, se dandinait sur le visage de Culculine ; les langues longues comme des vits d’enfants, marchaient ferme, la bave et le foutre se mêlaient, les poils mouillés se collaient et des soupirs à fendre l’âme, s’ils n’avaient été des soupirs de volupté, s’élevaient du lit qui craquait et geignait sous l’agréable poids des jolies filles.

— Viens m’enculer ! cria Alexine.

Mais Mony perdait tant de sang qu’il n’avait plus envie de bander. Alexine se leva et saisissant le fouet du cocher de fiacre 3269, un superbe perpignan tout neuf, le brandit et cingla les fesses et le dos de Mony, qui sous cette nouvelle douleur oublia son oreille saignante et se mit à hurler. Mais Alexine, nue et semblable à une bacchante en délire, tapait toujours.

— Viens me fesser aussi ! cria-t-elle à Culculine dont les yeux flamboyaient et qui vint fesser à tour de bras le gros cul agité d’Alexine. Culculine fut bientôt aussi excitée.

— Fesse-moi, Mony ! supplia-t-elle, et celui-ci qui s’habituait à la correction, bien que son corps fût saignant, se mit à fesser les belles fesses brunes qui s’ouvraient et se fermaient en cadence. Quand il se mit à bander, le sang coulait, non seulement de l’oreille, mais aussi de chaque marque laissée par le fouet cruel.

Alexine se retourna alors et présenta ses belles fesses rougies à l’énorme vit qui pénétra dans la rosette, tandis que l’empalée criait en agitant le cul et les tétons. Mais Culculine les sépara en riant. Les deux femmes reprirent leur gamahuchage, tandis que Mony, tout saignant et relogé jusqu’à la garde dans le cul d’Alexine, s’agitait avec une vigueur qui faisait terriblement jouir sa partenaire. Ses couilles se balançaient comme les cloches de Notre-Dame et venaient heurter le nez de Culculine. A un moment, le cul d’Alexine se serra avec une grande force à la base du gland de Mony qui ne put plus remuer. c’est ainsi qu’il déchargea à longs jets tétés par l’anus avide d’Alexine Mangetout.

Pendant ce temps, dans la rue la foule s’amassait autour du fiacre 3269 dont le cocher n’avait pas de fouet.

Un sergent de ville lui demanda ce qu’il en avait fait.

— Je l’ai vendu à une dame de la rue Duphot.

— Allez le racheter ou je vous fous une contravention.

— On y va, dit l’automédon, un Normand d’une force peu commune, et, après avoir pris des renseignements chez la concierge, il sonna au premier étage.

Alexine alla lui ouvrir à poil ; le cocher en eut un éblouissement et, comme elle se sauvait dans la chambre à coucher, il courut derrière, l’empoigna et lui mit en levrette un vit de taille respectable. Bientôt il déchargea en criant : « Tonnerre de Brest, Bordel de Dieu, Putain de salope ! »

Alexine lui donnait des coups de cul, et déchargea en même temps que lui, pendant que Mony et Culculine se tordaient de rire. Le cocher, croyant qu’ils se moquaient de lui, se mit dans une colère terrible.

— Ah ! putains, maquereau, charogne, pourriture, choléra, vous vous foutez de moi ? Mon fouet, où est mon fouet ?

Et l’apercevant, il s’en saisit pour taper de toutes ses forces sur Mony, Alexine et Culculine dont les corps nus bondissaient sous les cinglées qui laissaient des marques saignantes. Puis il se mit à rebander et, sautant sur Mony, se mit à l’enculer.

La porte d’entrée était restée ouverte, et le sergent, qui ne voyant pas revenir le cocher, était monté, pénétra à cet instant dans la chambre à coucher; il ne fut pas long à sortir son vit réglementaire. Il l’insinua dans le cul de Culculine qui gloussait comme une poule et frémissait au contact froid des boutons d’uniforme.

Alexine inoccupée prit le bâton blanc qui se balançait dans la gaine au côté du sergent de ville. Elle se l’introduisit dans le con, et bientôt cinq personnes se mirent à jouir effroyablement, tandis que le sang des blessures coulait sur les tapis, les draps et les meubles et pendant que dans la rue on emmenait en fourrière le fiacre abandonné 3269 dont le cheval péta tout au long du chemin qu’il parfuma de façon nauséabonde.

Bulle immobilière : le krach menace, Laurent Jacquelin-Cluzeau

Friday, January 26th, 2007
Le tabou de la bulle immobilière est tombé. Les médias manipulent le concept avec une infinie précaution, comme une bombe à retardement. Désormais, il n’est plus question de savoir si bulle il y a, mais plutôt quand et comment elle va exploser, quelle sera son ampleur, sa durée, et ses conséquences sur l’économie globale. Retour sur un krach annoncé.

L’année 2005 marque un changement important dans le discours officiel concernant l’immobilier en France. Depuis quelques mois, les messages de type « l’immobilier ne peut pas baisser » font place à un encore discret « atterrissage des prix en douceur », c’est-à-dire un ralentissement progressif de la croissance des prix au m2. Depuis quelques mois également, le tabou de la « bulle immobilière » (en référence à la bulle Internet des années 2000 dont l’explosion annoncée, mais l’ampleur imprévue, a ruiné bon nombre d’investisseurs) est tombé, sous les avertissements répétés du président de la BCE ou d’Alan Greenspan, et de quelques banques françaises, dont le Crédit Agricole.

Qu’est-ce qu’une bulle ? Une bulle se caractérise par une montée vertigineuse des prix, décorrélée de tous les fondamentaux économiques. Quel que soit son objet (actions, or, immobilier, œuvres d’art…), une bulle se créé lorsqu’une majorité d’acteurs se rue à l’achat en se persuadant que le lendemain le prix sera plus élevé et/ou qu’ils risquent l’exclusion du marché, pendant que les vendeurs reportent leur vente pour bénéficier du prix maximum. A l’inverse, une bulle explose pour les mêmes raisons : les acheteurs diffèrent leur achat, anticipant une baisse du prix le lendemain, et les vendeurs mettent massivement sur le marché, de peur de perdre tout leur capital. Ils sont ainsi directement responsables de la formation ou de l’explosion d’une bulle spéculative.

Rappelons que la flambée des prix de l’immobilier est un phénomène mondial : +80% en France depuis 2000, +150% en Espagne, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, alors que le PIB n’a pas suivi au même rythme, loin s’en faut. Seule l’Allemagne, avec une croissance faible depuis quelques années et un parc conséquent, et le Japon, en déflation depuis 9 ans, sont épargnés par cette tendance. Comment analyser de tels phénomènes ? Question extrêmement complexe qui mêle économie, psychologie, sociologie et démographie.

La faute à qui ?

L’engouement à l’achat s’expliquerait en grande partie par « l’aubaine » de taux historiquement bas et le refus de payer un loyer, considéré par les ménages comme une perte sèche. Raisonnement logique, mais à moitié vrai. S’ajoute un allongement de la durée des crédits (17% des crédits sont passés à 25 ans contre 7% il y a encore 5 ans), qui resolvabilise beaucoup de ménages, exclus du marché sinon ; ainsi qu’une pression sociale, qui veut que l’accession à la propriété soit une forme de réalisation de soi, de rite de passage, et/ou de préparation de sa retraite ; avec parfois un petit coup de pouce par donations anticipées des générations précédentes. Ceci signifie que les ménages ne s’intéressent qu’à l’effort mensuel à fournir : ils n’ont pas conscience qu’un taux de 4% sur 20 ou 25 ans coûte au final plus que 8% sur 10-15 ans ; ou qu’à surface égale, il est plus intéressant de louer que d’acheter, même à long terme (voir plus bas le paragraphe « louer ou acheter ») ; ni que le différentiel de taux d’intérêt ne comble qu’une faible part de la hausse des prix ; que la sécurité n’est qu’apparente : la prise de risque est importante sur 20-25 ans (chômage, revente, mutation professionnelle…). En moyenne, les ménages changent de logement tous les sept ans. En achetant aujourd’hui au plus haut, ils augmentent le risque de revendre à perte dans quelques années, et de devoir ainsi rembourser plus à la banque que les fruits tirés de l’opération : c’est ce qu’on appelle le « negative equity ». Enfin, l’impact de « riches étrangers » qui achèteraient tout, n’est pas significatif pour expliquer la hausse, sinon de façon très localisée (4% des transactions en 2004).

A qui profite le crime ?

Il est clair que les réseaux d’agences immobilières et les notaires, rémunérés aux pourcentages des transactions, ont été les premiers bénéficiaires de cette flambée, tout comme les organismes de crédit. Or ce sont ces professionnels - à la fois juges et parties - qui produisent les seules statistiques et analyses du marché, avec 6 mois de retard pour les notaires (FNAIM) / Immonot. Avec des méthodes loin d’être aussi éprouvées que celles d’autres marchés, notamment financiers ! L’Etat ensuite : « quand le bâtiment va tout va ! ». L’immobilier soutient fortement la croissance, par la construction tout d’abord et les défiscalisations type de Robien proposées aux investisseurs (sans lesquelles le rendement d’un placement immobilier peine à atteindre 2%, moins qu’un livret A…), et bien sûr une part des revenus des transactions. Par l’effet richesse en outre, qui donne l’impression aux propriétaires de s’enrichir - virtuellement - mois après mois, et dope ainsi le moral des ménages. Pour mémoire, les crédits à la consommation aux Etats-Unis sont accordés selon la valeur du patrimoine immobilier… Et tant pis pour les générations de primo-accédants qui semblent définitivement exclues du marché, par choix ou obligation. Tant pis également pour les propriétaires privés : s’ils doivent s’agrandir, la pièce supplémentaire pèsera très lourd dans la balance. Pour le moment. En fermant le robinet « d’argent frais » déversé dans le circuit par les primos, le status quo peut être viable un temps, mais pas indéfiniment : pour racheter, il faut vendre. Et au bout de la chaîne, il doit forcément y avoir un primo.

Les prix peuvent-ils s’effondrer, sur le modèle de la bulle de 1991 à Paris ?

Personne n’y croît vraiment. Néanmoins, l’histoire a tendance à se répéter, mais jamais dans les mêmes termes, comme l’a illustré le phénomène inédit de krach rampant de la bourse sur 4 ans. En 1991, les marchands de biens étaient fortement présents, le gouvernement Rocard avait relevé brutalement les taux d’intérêt, et les ménages, bloqués à 15 ans et non 25 voire 30 ans, étaient beaucoup moins solvables. Aujourd’hui, le marché est-il aussi sain que certains le prétendent ? Discutable ! Force est de constater que la spéculation existe, marchands de bien ou pas : 54% des ventes de neuf en locatif plutôt qu’en résidence principale ou secondaire, ventes à la découpe, comportement spéculatif de beaucoup de particuliers (« j’achète aujourd’hui et je compte faire une belle plus-value dans cinq ans » ; « je revends aujourd’hui et je loue en attendant la baisse »). Les taux vont plus que probablement être relevés en 2006, comme on le constate déjà aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Beaucoup de banques ont fait le plein de crédit, et commencent soit à diriger l’épargne des ménages vers d’autres produits « sécurisés », soit à durcir l’octroi de prêts longue durée. Quant aux carottes défiscalisantes type Robien-Besson-Malraux, l’Etat a besoin de guider l’épargne vers l’investissement dans les PME. L’appétence des ménages pour l’immobilier, due à une pénurie structurelle de construction et de terrains datant d’au moins dix années (encore que les experts se contredisent sur ce point), peut néanmoins permettre un lent dégonflement plutôt qu’un krach. Mais rien n’est moins sûr !

Bulle : tous les signaux virent au rouge

Les prix sont devenus fous et ont rompu leur « couloir » de long terme, si l’on en croit le graphe impressionnant de l’économiste J. Friggit, qui reconnaît lui-même une situation inédite, une « exubérance irrationnelle » !… Les investisseurs institutionnels (ou « zinzins », français et étrangers) l’ont quant à eux bien anticipé, une fois encore avant le grand public, puisqu’ils vendent massivement à la découpe, pour reprendre des positions en bourse, encore boudée par les particuliers. Et le CAC prend 17% en six mois ! Certaines agences immobilières ont vu le vent tourner depuis septembre 2004 : dans beaucoup de secteurs, la vente en un jour sans négociation, c’est déjà de l’histoire ancienne. Six mois redeviennent le délai moyen de réalisation d’une vente - et encore, pour des biens non surévalués et en parfait état. Les stocks d’invendus augmentent fortement en 2005 (+34%) : le nombre de transactions pourrait s’en ressentir. Autre fait très important à Paris : une baisse constatée dans les quartiers les plus huppés face à des hausses dans les quartiers populaires. On ne peut pas sérieusement penser que le XVIème arrondissement parisien sera rejoint un jour par le XXème dans une grand soir à 5000€ /m2…

Le cercle baissier semble se mettre en place. Un grippage qui conduit les agents immobiliers à vouloir tirer les prix vers le bas pour relancer les transactions et faire leur chiffre sur le volume, là où les propriétaires mal informés ne l’entendent pas de cette oreille ! Les corrections se feront ainsi avec un décalage d’au moins un an, le temps de former les esprits. Mission pour les médias de masse.

Louer ou acheter ?

Dernier point clef : la tendance baissière des loyers. Location et achat ne sont plus deux marchés indépendants. Les grandes surfaces (3-4 pièces et maisons) se louent de plus en plus difficilement, notamment à Paris. Les loyers amorcent donc un processus de baisse pour des appartements qui, remis à neuf ou condamnés à demeurer vacants, permettent au locataire un effet de levier financier par rapport à l’achat : à moins de 1500 € le 4 pièces à Paris, face à 2500 € mensuel tout compris pour l’achat du même bien - toutes choses égales par ailleurs -, certains ménages préfèrent placer les 1000 € de différentiel de mensualité et se constituer à terme un capital proche de cet achat immobilier, mais moins risqué et plus liquide. Tout en gardant la possibilité de changer rapidement et sans frais de ville ou de lieu de vie selon l’évolution de la famille. Et la liberté d’acheter en « bas de bulle » avec un apport.

Tout le monde en parle… mais sur le web !

Les discussions sur ces problématiques battent leur plein sur Internet depuis près de deux ans, au point de créer des communautés baissières parfois quasi totalitaires, en France (La bulle immobilière, Immobulle) au Royaume-Uni, et en Espagne, ou encore des forums de discussion très actifs et pour certains de haut niveau. Parallèlement, pouvoir politique et médias officiels restent encore très en retrait : sujet de campagne pour 2007, la fracture immobilière est à manipuler avec des pincettes. Pour preuve le débat actuel sur l’ISF. Une explosion trop brutale de la bulle immobilière pourrait entraîner l’économie dans une récession grave, dont personne ne veut porter la responsabilité. Mieux vaudrait un dégonflement progressif et sans douleur… si c’est encore économiquement possible au niveau national.

Laurent Jacquelin-Cluzeau, veille & prospective.

Source : Économie matin

Acentos en francés: circunflejo, agudo, grave y la diéresis

Thursday, January 25th, 2007
Estos son los distintos tipos de acentos en francés:

  • Acento grave (à, è, ù): Sobre la a o la u, únicamente distingue los homófonos entre sí: à (”a”, “hacia”) contra a (”tiene”), ou (”o”) contra où (”donde”). Sobre una e, indica el sonido /ε/ (”e” abierta).
  • Acento agudo (é): Sobre la e, indica el sonido /e/ (”e” española). Además, suele indicar la omisión histórica de una consonante que seguía a la e (normalmente una s): écouter < escouter.
  • Acento circunflejo (â, ê, î, ô, û): Sobre la e, indica el sonido /ε/ (”e” abierta). También puede indicar la omisión histórica de una letra adyacente (normalmente una s): château < castel, fête < feste, sûr < seur, dîner < disner. Por extensión, también puede marcar la diferencia entre homófonos: du ("del") contra dû ("debido", participio pasado de devoir, "deber").
  • Diéresis o tréma (ë, ï): Indica que una vocal que normalmente formaría diptongo no lo forma: naïve, Noël. La diéresis en la y (ÿ) sólo tiene lugar en algunos nombres propios (como l’Haÿ-les-Roses) y en el francés antiguo.

 

Fuente: Wikipedia: el idioma francés

 

Ein Hungerkünstler, Franz Kafka

Wednesday, January 24th, 2007
In den letzten Jahrzehnten ist das Interesse an Hungerkünstlern sehr
zurückgegangen. Während es sich früher gut lohnte, große derartige
Vorführungen in eigener Regie zu veranstalten, ist dies heute völlig
unmöglich. Es waren andere Zeiten. Damals beschäftigte sich die ganze
Stadt mit dem Hungerkünstler; von Hungertag zu Hungertag stieg die
Teilnahme; jeder wollte den Hungerkünstler zumindest einmal täglich
sehn; an den spätern Tagen gab es Abonnenten, welche tagelang vor dem
kleinen Gitterkäfig saßen; auch in der Nacht fanden Besichtigungen
statt, zur Erhöhung der Wirkung bei Fackelschein; an schönen Tagen wurde
der Käfig ins Freie getragen, und nun waren es besonders die Kinder,
denen der Hungerkünstler gezeigt wurde; während er für die Erwachsenen
oft nur ein Spaß war, an dem sie der Mode halber teilnahmen, sahen die
Kinder staunend, mit offenem Mund, der Sicherheit halber einander bei
der Hand haltend, zu, wie er bleich, im schwarzen Trikot, mit mächtig
vortretenden Rippen, sogar einen Sessel verschmähend, auf hingestreutem
Stroh saß, einmal höflich nickend, angestrengt lächelnd Fragen
beantwortete, auch durch das Gitter den Arm streckte, um seine Magerkeit
befühlen zu lassen, dann aber wieder ganz in sich selbst versank, um
niemanden sich kümmerte, nicht einmal um den für ihn so wichtigen Schlag
der Uhr, die das einzige Möbelstück des Käfigs war, sondern nur vor sich
hinsah mit fast geschlossenen Augen und hie und da aus einem winzigen
Gläschen Wasser nippte, um sich die Lippen zu feuchten.

Außer den wechselnden Zuschauern waren auch ständige, vom Publikum
gewählte Wächter da, merkwürdigerweise gewöhnlich Fleischhauer, welche,
immer drei gleichzeitig, die Aufgabe hatten, Tag und Nacht den
Hungerkünstler zu beobachten, damit er nicht etwa auf irgendeine
heimliche Weise doch Nahrung zu sich nehme. Es war das aber lediglich
eine Formalität, eingeführt zur Beruhigung der Massen, denn die
Eingeweihten wußten wohl, daß der Hungerkünstler während der Hungerzeit
niemals, unter keinen Umständen, selbst unter Zwang nicht, auch das
Geringste nur gegessen hätte; die Ehre seiner Kunst verbot dies.
Freilich, nicht jeder Wächter konnte das begreifen, es fanden sich
manchmal nächtliche Wachgruppen, welche die Bewachung sehr lax
durchführten, absichtlich in eine ferne Ecke sich zusammensetzten und
dort sich ins Kartenspiel vertieften, in der offenbaren Absicht, dem
Hungerkünstler eine kleine Erfrischung zu gönnen, die er ihrer Meinung
nach aus irgendwelchen geheimen Vorräten hervorholen konnte. Nichts war
dem Hungerkünstler quälender als solche Wächter; sie machten ihn
trübselig; sie machten ihm das Hungern entsetzlich schwer; manchmal
überwand er seine Schwäche und sang während dieser Wachzeit, solange er
es nur aushielt, um den Leuten zu zeigen, wie ungerecht sie ihn
verdächtigten. Doch half das wenig; sie wunderten sich dann nur über
seine Geschicklichkeit, selbst während des Singens zu essen. Viel lieber
waren ihm die Wächter, welche sich eng zum Gitter setzten, mit der
trüben Nachtbeleuchtung des Saales sich nicht begnügten, sondern ihn
mit den elektrischen Taschenlampen bestrahlten, die ihnen der Impresario
zur Verfügung stellte. Das grelle Licht störte ihn gar nicht, schlafen
konnte er ja überhaupt nicht, und ein wenig hindämmern konnte er immer,
bei jeder Beleuchtung und zu jeder Stunde, auch im übervollen, lärmenden
Saal. Er war sehr gerne bereit, mit solchen Wächtern die Nacht gänzlich
ohne Schlaf zu verbringen; er war bereit, mit ihnen zu scherzen, ihnen
Geschichten aus seinem Wanderleben zu erzählen, dann wieder ihre
Erzählungen anzuhören, alles nur um sie wachzuhalten, um ihnen immer
wieder zeigen zu können, daß er nichts Eßbares im Käfig hatte und daß er
hungerte, wie keiner von ihnen es könnte. Am glücklichsten aber war er,
wenn dann der Morgen kam, und ihnen auf seine Rechnung ein überreiches
Frühstück gebracht wurde, auf das sie sich warfen mit dem Appetit
gesunder Männer nach einer mühevoll durchwachten Nacht. Es gab zwar
sogar Leute, die in diesem Frühstück eine ungebührliche Beeinflussung
der Wächter sehen wollten, aber das ging doch zu weit, und wenn man sie
fragte, ob etwa sie nur um der Sache willen ohne Frühstück die
Nachtwache übernehmen wollten, verzogen sie sich, aber bei ihren
Verdächtigungen blieben sie dennoch.

Dieses allerdings gehörte schon zu den vom Hungern überhaupt nicht zu
trennenden Verdächtigungen. Niemand war ja imstande, alle die Tage und
Nächte beim Hungerkünstler ununterbrochen als Wächter zu verbringen,
niemand also konnte aus eigener Anschauung wissen, ob wirklich
ununterbrochen, fehlerlos gehungert worden war; nur der Hungerkünstler
selbst konnte das wissen, nur er also gleichzeitig der von seinem
Hungern vollkommen befriedigte Zuschauer sein. Er aber war wieder aus
einem andern Grunde niemals befriedigt; vielleicht war er gar nicht vom
Hungern so sehr abgemagert, daß manche zu ihrem Bedauern den
Vorführungen fernbleiben mußten, weil sie seinen Anblick nicht ertrugen,
sondern er war nur so abgemagert aus Unzufriedenheit mit sich selbst. Er
allein nämlich wußte, auch kein Eingeweihter sonst wußte das, wie leicht
das Hungern war. Es war die leichteste Sache von der Welt. Er verschwieg
es auch nicht, aber man glaubte ihm nicht, hielt ihn günstigstenfalls
für bescheiden, meist aber für reklamesüchtig oder gar für einen
Schwindler, dem das Hungern allerdings leicht war, weil er es sich
leicht zu machen verstand, und der auch noch die Stirn hatte, es halb zu
gestehn. Das alles mußte er hinnehmen, hatte sich auch im Laufe der
Jahre daran gewöhnt, aber innerlich nagte diese Unbefriedigtheit immer
an ihm, und noch niemals, nach keiner Hungerperiode — dieses Zeugnis
mußte man ihm ausstellen — hatte er freiwillig den Käfig verlassen. Als
Höchstzeit für das Hungern hatte der Impresario vierzig Tage
festgesetzt, darüber hinaus ließ er niemals hungern, auch in den
Weltstädten nicht, und zwar aus gutem Grund. Vierzig Tage etwa konnte
man erfahrungsgemäß durch allmählich sich steigernde Reklame das
Interesse einer Stadt immer mehr aufstacheln, dann aber versagte das
Publikum, eine wesentliche Abnahme des Zuspruchs war festzustellen; es
bestanden natürlich in dieser Hinsicht kleine Unterschiede zwischen den
Städten und Ländern, als Regel aber galt, daß vierzig Tage die
Höchstzeit war. Dann also am vierzigsten Tage wurde die Tür des mit
Blumen umkränzten Käfigs geöffnet, eine begeisterte Zuschauerschaft
erfüllte das Amphitheater, eine Militärkapelle spielte, zwei Ärzte
betraten den Käfig, um die nötigen Messungen am Hungerkünstler
vorzunehmen, durch ein Megaphon wurden die Resultate dem Saale
verkündet, und schließlich kamen zwei junge Damen, glücklich darüber,
daß gerade sie ausgelost worden waren, und wollten den Hungerkünstler
aus dem Käfig ein paar Stufen hinabführen, wo auf einem kleinen
Tischchen eine sorgfältig ausgewählte Krankenmahlzeit serviert war. Und
in diesem Augenblick wehrte sich der Hungerkünstler immer. Zwar legte er
noch freiwillig seine Knochenarme in die hilfsbereit ausgestreckten
Hände der zu ihm hinabgebeugten Damen, aber aufstehen wollte er nicht.
Warum gerade jetzt nach vierzig Tagen aufhören? Er hätte es noch lange,
unbeschränkt lange ausgehalten; warum gerade jetzt aufhören, wo er im
besten, ja noch nicht einmal im besten Hungern war? Warum wollte man ihn
des Ruhmes berauben, weiter zu hungern, nicht nur der größte
Hungerkünstler aller Zeiten zu werden, der er ja wahrscheinlich schon
war, aber auch noch sich selbst zu übertreffen bis ins Unbegreifliche,
denn für seine Fähigkeit zu hungern fühlte er keine Grenzen. Warum
hatte diese Menge, die ihn so sehr zu bewundern vorgab, so wenig Geduld
mit ihm; wenn er es aushielt, noch weiter zu hungern, warum wollte sie
es nicht aushalten? Auch war er müde, saß gut im Stroh und sollte sich
nun hoch und lang aufrichten und zu dem Essen gehn, das ihm schon allein
in der Vorstellung Übelkeiten verursachte, deren Äußerung er nur mit
Rücksicht auf die Damen mühselig unterdrückte. Und er blickte empor in
die Augen der scheinbar so freundlichen, in Wirklichkeit so grausamen
Damen und schüttelte den auf dem schwachen Halse überschweren Kopf. Aber
dann geschah, was immer geschah. Der Impresario kam, hob stumm — die
Musik machte das Reden unmöglich — die Arme über dem Hungerkünstler, so,
als lade er den Himmel ein, sich sein Werk hier auf dem Stroh einmal
anzusehn, diesen bedauernswerten Märtyrer, welcher der Hungerkünstler
allerdings war, nur in ganz anderem Sinn; faßte den Hungerkünstler um
die dünne Taille, wobei er durch übertriebene Vorsicht glaubhaft machen
wollte, mit einem wie gebrechlichen Ding er es hier zu tun habe; und
übergab ihn — nicht ohne ihn im geheimen ein wenig zu schütteln, so daß
der Hungerkünstler mit den Beinen und dem Oberkörper unbeherrscht hin
und her schwankte — den inzwischen totenbleich gewordenen Damen. Nun
duldete der Hungerkünstler alles; der Kopf lag auf der Brust, es war,
als sei er hingerollt und halte sich dort unerklärlich; der Leib war
ausgehöhlt; die Beine drückten sich im Selbsterhaltungstrieb fest in den
Knien aneinander, scharrten aber doch den Boden, so, als sei es nicht
der wirkliche, den wirklichen suchten sie erst; und die ganze,
allerdings sehr kleine Last des Körpers lag auf einer der Damen, welche
hilfesuchend, mit fliegendem Atem — so hatte sie sich dieses Ehrenamt
nicht vorgestellt — zuerst den Hals möglichst streckte, um wenigstens
das Gesicht vor der Berührung mit dem Hungerkünstler zu bewahren, dann
aber, da ihr dies nicht gelang und ihre glücklichere Gefährtin ihr nicht
zu Hilfe kam, sondern sich damit begnügte, zitternd die Hand des
Hungerkünstlers, dieses kleine Knochenbündel, vor sich herzutragen,
unter dem entzückten Gelächter des Saales in Weinen ausbrach und von
einem längst bereitgestellten Diener abgelöst werden mußte. Dann kam
das Essen, von dem der Impresario dem Hungerkünstler während eines
ohnmachtähnlichen Halbschlafes ein wenig einflößte, unter lustigem
Plaudern, das die Aufmerksamkeit vom Zustand des Hungerkünstlers
ablenken sollte; dann wurde noch ein Trinkspruch auf das Publikum
ausgebracht, welcher dem Impresario angeblich vom Hungerkünstler
zugeflüstert worden war; das Orchester bekräftigte alles durch einen
großen Tusch, man ging auseinander, und niemand hatte das Recht, mit dem
Gesehenen unzufrieden zu sein, niemand, nur der Hungerkünstler, immer
nur er.

So lebte er mit regelmäßigen kleinen Ruhepausen viele Jahre, in
scheinbarem Glanz, von der Welt geehrt, bei alledem aber meist in trüber
Laune, die immer noch trüber wurde dadurch, daß niemand sie ernst zu
nehmen verstand. Womit sollte man ihn auch trösten? Was blieb ihm zu
wünschen übrig? Und wenn sich einmal ein Gutmütiger fand, der ihn
bedauerte und ihm erklären wollte, daß seine Traurigkeit wahrscheinlich
von dem Hungern käme, konnte es, besonders bei vorgeschrittener
Hungerzeit, geschehn, daß der Hungerkünstler mit einem Wutausbruch
antwortete und zum Schrecken aller wie ein Tier an dem Gitter zu
rütteln begann. Doch hatte für solche Zustände der Impresario ein
Strafmittel, das er gern anwandte. Er entschuldigte den Hungerkünstler
vor versammeltem Publikum, gab zu, daß nur die durch das Hungern
hervorgerufene, für satte Menschen nicht ohne weiteres begreifliche
Reizbarkeit das Benehmen des Hungerkünstlers verzeihlich machen könne;
kam dann im Zusammenhang damit auch auf die ebenso zu erklärende
Behauptung des Hungerkünstlers zu sprechen, er könnte noch viel länger
hungern, als er hungere; lobte das hohe Streben, den guten Willen, die
große Selbstverleugnung, die gewiß auch in dieser Behauptung enthalten
seien; suchte dann aber die Behauptung einfach genug durch Vorzeigen von
Photographien, die gleichzeitig verkauft wurden, zu widerlegen, denn auf
den Bildern sah man den Hungerkünstler an einem vierzigsten Hungertag,
im Bett, fast verlöscht vor Entkräftung. Diese dem Hungerkünstler zwar
wohlbekannte, immer aber von neuem ihn entnervende Verdrehung der
Wahrheit war ihm zu viel. Was die Folge der vorzeitigen Beendigung des
Hungerns war, stellte man hier als die Ursache dar! Gegen diesen
Unverstand, gegen diese Welt des Unverstandes zu kämpfen, war unmöglich.
Noch hatte er immer wieder in gutem Glauben begierig am Gitter dem
Impresario zugehört, beim Erscheinen der Photographien aber ließ er das
Gitter jedesmal los, sank mit Seufzen ins Stroh zurück, und das
beruhigte Publikum konnte wieder herankommen und ihn besichtigen.

Wenn die Zeugen solcher Szenen ein paar Jahre später daran
zurückdachten, wurden sie sich oft selbst unverständlich. Denn
inzwischen war jener erwähnte Umschwung eingetreten; fast plötzlich war
das geschehen; es mochte tiefere Gründe haben, aber wem lag daran, sie
aufzufinden; jedenfalls sah sich eines Tages der verwöhnte
Hungerkünstler von der vergnügungssüchtigen Menge verlassen, die lieber
zu anderen Schaustellungen strömte. Noch einmal jagte der Impresario mit
ihm durch halb Europa, um zu sehn, ob sich nicht noch hie und da das
alte Interesse wiederfände; alles vergeblich; wie in einem geheimen
Einverständnis hatte sich überall geradezu eine Abneigung gegen das
Schauhungern ausgebildet. Natürlich hatte das in Wirklichkeit nicht
plötzlich so kommen können, und man erinnerte sich jetzt nachträglich an
manche zu ihrer Zeit im Rausch der Erfolge nicht genügend beachtete,
nicht genügend unterdrückte Vorboten, aber jetzt etwas dagegen zu
unternehmen, war zu spät. Zwar war es sicher, daß einmal auch für das
Hungern wieder die Zeit kommen werde, aber für die Lebenden war das kein
Trost. Was sollte nun der Hungerkünstler tun? Der, welchen Tausende
umjubelt hatten, konnte sich nicht in Schaubuden auf kleinen Jahrmärkten
zeigen, und um einen andern Beruf zu ergreifen, war der Hungerkünstler
nicht nur zu alt, sondern vor allem dem Hungern allzu fanatisch ergeben.
So verabschiedete er denn den Impresario, den Genossen einer Laufbahn
ohnegleichen, und ließ sich von einem großen Zirkus engagieren; um seine
Empfindlichkeit zu schonen, sah er die Vertragsbedingungen gar nicht an.

Ein großer Zirkus mit seiner Unzahl von einander immer wieder
ausgleichenden und ergänzenden Menschen und Tieren und Apparaten kann
jeden und zu jeder Zeit gebrauchen, auch einen Hungerkünstler, bei
entsprechend bescheidenen Ansprüchen natürlich, und außerdem war es ja
in diesem besonderen Fall nicht nur der Hungerkünstler selbst, der
engagiert wurde, sondern auch sein alter berühmter Name, ja man konnte
bei der Eigenart dieser im zunehmenden Alter nicht abnehmenden Kunst
nicht einmal sagen, daß ein ausgedienter, nicht mehr auf der Höhe seines
Könnens stehender Künstler sich in einen ruhigen Zirkusposten flüchten
wolle, im Gegenteil, der Hungerkünstler versicherte, daß er, was
durchaus glaubwürdig war, ebensogut hungere wie früher, ja er behauptete
sogar, er werde, wenn man ihm seinen Willen lasse, und dies versprach
man ihm ohne weiteres, eigentlich erst jetzt die Welt in berechtigtes
Erstaunen setzen, eine Behauptung allerdings, die mit Rücksicht auf die
Zeitstimmung, welche der Hungerkünstler im Eifer leicht vergaß, bei den
Fachleuten nur ein Lächeln hervorrief.

Im Grunde aber verlor auch der Hungerkünstler den Blick für die
wirklichen Verhältnisse nicht und nahm es als selbstverständlich hin,
daß man ihn mit seinem Käfig nicht etwa als Glanznummer mitten in die
Manege stellte, sondern draußen an einem im übrigen recht gut
zugänglichen Ort in der Nähe der Stallungen unterbrachte. Große, bunt
gemalte Aufschriften umrahmten den Käfig und verkündeten, was dort zu
sehen war. Wenn das Publikum in den Pausen der Vorstellung zu den
Ställen drängte, um die Tiere zu besichtigen, war es fast unvermeidlich,
daß es beim Hungerkünstler vorüberkam und ein wenig dort haltmachte, man
wäre vielleicht länger bei ihm geblieben, wenn nicht in dem schmalen
Gang die Nachdrängenden, welche diesen Aufenthalt auf dem Weg zu den
ersehnten Ställen nicht verstanden, eine längere ruhige Betrachtung
unmöglich gemacht hätten. Dieses war auch der Grund, warum der
Hungerkünstler vor diesen Besuchszeiten, die er als seinen Lebenszweck
natürlich herbeiwünschte, doch auch wieder zitterte. In der ersten Zeit
hatte er die Vorstellungspausen kaum erwarten können; entzückt hatte er
der sich heranwälzenden Menge entgegengesehn, bis er sich nur zu bald –
auch die hartnäckigste, fast bewußte Selbsttäuschung hielt den
Erfahrungen nicht stand — davon überzeugte, daß es zumeist der Absicht
nach, immer wieder, ausnahmslos, lauter Stallbesucher waren. Und dieser
Anblick von der Ferne blieb noch immer der schönste. Denn wenn sie bis
zu ihm herangekommen waren, umtobte ihn sofort Geschrei und Schimpfen
der ununterbrochen neu sich bildenden Parteien, jener, welche — sie
wurde dem Hungerkünstler bald die peinlichere — ihn bequem ansehen
wollte, nicht etwa aus Verständnis, sondern aus Laune und Trotz, und
jener zweiten, die zunächst nur nach den Ställen verlangte. War der
große Haufe vorüber, dann kamen die Nachzügler, und diese allerdings,
denen es nicht mehr verwehrt war, stehen zu bleiben, solange sie nur
Lust hatten, eilten mit langen Schritten, fast ohne Seitenblick,
vorüber, um rechtzeitig zu den Tieren zu kommen. Und es war kein allzu
häufiger Glücksfall, daß ein Familienvater mit seinen Kindern kam, mit
dem Finger auf den Hungerkünstler zeigte, ausführlich erklärte, um was
es sich hier handelte, von früheren Jahren erzählte, wo er bei
ähnlichen, aber unvergleichlich großartigeren Vorführungen gewesen war,
und dann die Kinder, wegen ihrer ungenügenden Vorbereitung von Schule
und Leben her, zwar immer noch verständnislos blieben — was war ihnen
Hungern? — aber doch in dem Glanz ihrer forschenden Augen etwas von
neuen, kommenden, gnädigeren Zeiten verrieten. Vielleicht, so sagte
sich der Hungerkünstler dann manchmal, würde alles doch ein wenig besser
werden, wenn sein Standort nicht gar so nahe bei den Ställen wäre. Den
Leuten wurde dadurch die Wahl zu leicht gemacht, nicht zu reden davon,
daß ihn die Ausdünstungen der Ställe, die Unruhe der Tiere in der Nacht,
das Vorübertragen der rohen Fleischstücke für die Raubtiere, die Schreie
bei der Fütterung sehr verletzten und dauernd bedrückten. Aber bei der
Direktion vorstellig zu werden, wagte er nicht; immerhin verdankte er ja
den Tieren die Menge der Besucher, unter denen sich hie und da auch ein
für ihn Bestimmter finden konnte, und wer wußte, wohin man ihn
verstecken würde, wenn er an seine Existenz erinnern wollte und damit
auch daran, daß er, genau genommen, nur ein Hindernis auf dem Weg zu den
Ställen war.

Ein kleines Hindernis allerdings, ein immer kleiner werdendes Hindernis.
Man gewöhnte sich an die Sonderbarkeit, in den heutigen Zeiten
Aufmerksamkeit für einen Hungerkünstler beanspruchen zu wollen, und mit
dieser Gewöhnung war das Urteil über ihn gesprochen. Er mochte so gut
hungern, als er nur konnte, und er tat es, aber nichts konnte ihn mehr
retten, man ging an ihm vorüber. Versuche, jemandem die Hungerkunst zu
erklären! Wer es nicht fühlt, dem kann man es nicht begreiflich machen.
Die schönen Aufschriften wurden schmutzig und unleserlich, man riß sie
herunter, niemandem fiel es ein, sie zu ersetzen; das Täfelchen mit der
Ziffer der abgeleisteten Hungertage, das in der ersten Zeit sorgfältig
täglich erneut worden war, blieb schon längst immer das gleiche, denn
nach den ersten Wochen war das Personal selbst dieser kleinen Arbeit
überdrüssig geworden; und so hungerte zwar der Hungerkünstler weiter,
wie er es früher einmal erträumt hatte, und es gelang ihm ohne Mühe ganz
so, wie er es damals vorausgesagt hatte, aber niemand zählte die Tage,
niemand, nicht einmal der Hungerkünstler selbst wußte, wie groß die
Leistung schon war, und sein Herz wurde schwer. Und wenn einmal in der
Zeit ein Müßiggänger stehen blieb, sich über die alte Ziffer lustig
machte und von Schwindel sprach, so war das in diesem Sinn die dümmste
Lüge, welche Gleichgültigkeit und eingeborene Bösartigkeit erfinden
konnte, denn nicht der Hungerkünstler betrog, er arbeitete ehrlich,
aber die Welt betrog ihn um seinen Lohn.

Doch vergingen wieder viele Tage, und auch das nahm ein Ende. Einmal
fiel einem Aufseher der Käfig auf, und er fragte die Diener, warum man
hier diesen gut brauchbaren Käfig mit dem verfaulten Stroh drinnen
unbenützt stehen lasse; niemand wußte es, bis sich einer mit Hilfe der
Ziffertafel an den Hungerkünstler erinnerte. Man rührte mit Stangen das
Stroh auf und fand den Hungerkünstler darin. »Du hungerst noch immer?«
fragte der Aufseher, »wann wirst du denn endlich aufhören?« »Verzeiht
mir alle«, flüsterte der Hungerkünstler; nur der Aufseher, der das Ohr
ans Gitter hielt, verstand ihn. »Gewiß,« sagte der Aufseher und legte
den Finger an die Stirn, um damit den Zustand des Hungerkünstlers dem
Personal anzudeuten, »wir verzeihen dir.« »Immerfort wollte ich, daß ihr
mein Hungern bewundert«, sagte der Hungerkünstler. »Wir bewundern es
auch«, sagte der Aufseher entgegenkommend. »Ihr sollt es aber nicht
bewundern«, sagte der Hungerkünstler. »Nun, dann bewundern wir es also
nicht,« sagte der Aufseher, »warum sollen wir es denn nicht bewundern?«
»Weil ich hungern muß, ich kann nicht anders«, sagte der Hungerkünstler.
»Da sieh mal einer,« sagte der Aufseher, »warum kannst du denn nicht
anders?« »Weil ich,« sagte der Hungerkünstler, hob das Köpfchen ein
wenig und sprach mit wie zum Kuß gespitzten Lippen gerade in das Ohr des
Aufsehers hinein, damit nichts verloren ginge, »weil ich nicht die
Speise finden konnte, die mir schmeckt. Hätte ich sie gefunden, glaube
mir, ich hätte kein Aufsehen gemacht und mich vollgegessen wie du und
alle.« Das waren die letzten Worte, aber noch in seinen gebrochenen
Augen war die feste, wenn auch nicht mehr stolze Überzeugung, daß er
weiterhungre.

»Nun macht aber Ordnung!« sagte der Aufseher, und man begrub den
Hungerkünstler samt dem Stroh. In den Käfig aber gab man einen jungen
Panther. Es war eine selbst dem stumpfsten Sinn fühlbare Erholung, in
dem so lange öden Käfig dieses wilde Tier sich herumwerfen zu sehn. Ihm
fehlte nichts. Die Nahrung, die ihm schmeckte, brachten ihm ohne langes
Nachdenken die Wächter; nicht einmal die Freiheit schien er zu
vermissen; dieser edle, mit allem Nötigen bis knapp zum Zerreißen
ausgestattete Körper schien auch die Freiheit mit sich herumzutragen;
irgendwo im Gebiß schien sie zu stecken; und die Freude am Leben kam mit
derart starker Glut aus seinem Rachen, daß es für die Zuschauer nicht
leicht war, ihr standzuhalten. Aber sie überwanden sich, umdrängten den
Käfig und wollten sich gar nicht fortrühren.